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Comment en est-on arrivé là ?

  • Les origines


    Dès les années 1940, aux Etats-Unis, une première forme de commerce équitable est créée. Les associations Ten Thousand Village et SERRV commencent des échanges commerciaux avec les communautés pauvres des pays du Sud. En Europe, Oxfam est la première organisation de commerce alternatif. Elle commence, en 1964, à commercialiser en Grande-Bretagne des produits fabriqués par des réfugiés chinois. Simultanément, d’autres initiatives se développent dans plusieurs pays.

    C’est lors de la première Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, en 1964, que l’idée « Trade not aid ! » (« Du commerce, pas de l’aide ») donne naissance au commerce équitable.

    Ce slogan est la ligne de conduite des différentes associations qui vont mettre en place un autre type de commerce, rompant avec la méthode d’assistance classique. Solidaire avec les producteurs défavorisés, en créant des conditions de commercialisation favorables aux producteurs afin qu’ils puissent subvenir aux besoins de leurs familles et mettre en œuvre des projets de développement local.

    En 1964, l’adaptation du modèle d’Oxford Committee for Famine Relief (actif en Grande-Bretagne depuis 22 ans) voit le jour en Belgique avec la création d’Oxfam.
    Cinq ans plus tard, la première boutique Oxfam ouvre ses portes à Bruxelles. Le but est de récolter des fonds par la vente d’articles-cadeaux. Mais il faut attendre 1971 pour voir s’implanter le premier magasin de commerce équitable à proprement dit.

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    Du côté français, lors de la même année, la misère du Bengladesh est répercutée par les médias. L’Abbé Pierre, comme beaucoup de ses compatriotes, a été touché par le sort des bengladeschis. C’est alors qu’il eut l’idée de les aider en achetant des produits de leur artisanat. Un réseau d’échange est mis en place et c’est ainsi que la première pierre des magasins " artisans du monde " est posée.

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    Les années 80 : concrétisation du mouvement et expansions des magasins

    En 1981 que la Fédération Artisans du Monde est créée. Elle regroupe des associations locales Artisans du Monde ainsi que des membres relais et a pour but la centralisation des moyens, l’animation et le développement du réseau Artisans du Monde (via, par exemple, des campagnes d’information et de sensibilisation au commerce équitable). Le nombre d’associations Artisans du monde triple en l’espace de 10 ans !
    Par ailleurs, dans le monde, des organisations de commerce équitable du Sud et du Nord (producteurs, distributeurs, promoteurs) se regroupent pour la première fois au sein d’une seul et même association : l’IFAT (« Association For Alternative Trade » qui deviendra « International Fair Trade Association » en 2004 et qui est désormais « World Fair Trade Organization » depuis 2008).
    Le premier label de commerce équitable verra le jour aux Pays-Bas en 1988 avec la création de l’association Max Havelaar.

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    Naissance de la filière certifiée

    Avec la venue Max Havelaar France, début des années 1990, on assiste à la multiplication des acteurs du commerce équitable. Les produits labélisés sont désormais disponibles dans les grandes surfaces françaises, des structures européennes de commerce équitable sont créées. Elles permettent la mise en commun de moyens et l’organisation d’événements de portée plus importante. En 1997, les principaux acteurs français se regroupent au sein de la Plate-Forme pour le Commerce Équitable (PFCE).
    La notoriété du commerce équitable s’améliore : de nouveaux acteurs apparaissent, les produits portant le logo Max Havelaar occupent des positions non négligeables dans les ventes de quelques produits (principalement le café et le thé) et, enfin, les campagnes de sensibilisation et de pression portent leurs fruits, les organisations du commerce équitable sont sollicitées pour travailler avec de nouveaux partenaires.

    Max Havelaar : la controverse

    Un débat autour des acteurs de cette nouvelle forme de production et de distribution s’est ouvert. Des questions émergent : le commerce équitable n’est il pas, au final, qu’une grande opération de marketing ? Quel est vraiment l’apport aux petits producteurs ?
    Il n’y a pas de raison que ce commerce échappe à la mondialisation des échanges économiques que nous connaissons depuis quelques années. Le dilemme est là : Max Havelaar s’est laissé tenter progressivement par une commercialisation à outrance de ses produits et à commencé à être attiré par les profits dégagés. Il a, en quelques sortes, vendu son âme au diable car, de ce fait, un respect du cahier des charges de base ( un salaire juste pour les petits producteurs) a disparu.

    Par ailleurs, des organisations comme les coopératives Malongo, Café Chorti ou Ethiquable sont restés attachés à des valeurs de respect humain. Ils défendent les valeurs de l’agriculture paysanne.
    Dès lors, on peut apprécier des produits étiquetés Fairtrade en grandes surfaces mais, il faut accepter qu’ils n’ont peut-être plus les valeurs de base du commerce équitable.
    La Ville de Durbuy est consciente de cette orientation et veut soutenir clairement des actes en faveur de l’agriculture paysanne.

    Quoi qu’il en soit, cette dernière décennie, le commerce équitable n’a pas cessé de se développer, tant dans ses dimensions commerciales, qu’éducatives et politiques.

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